Santiago Cuatro

Honto - Roncevaux

Vendredi 6 avril 2012 temps, pluie, vent, giboulées, de temps en temps un peu de soleil...

 

Départ 7h40 ; pendant le petit déjeuné il est tombé une grosse averse ; il a plu toute la nuit ; l’aube est rouge, de ce que j’en vois les nuages sont noirs.

Je prends l’option de partir sans mettre ma cape. Et ça commence ça monte. A quelques mètres près je manquais la route charretière, la montée se fait à flanc de montagne, le chemin est d’argile rouge ; les petits sommets qui émergent de la brume sont de toute beauté, le vert tout de nuances est aussi présent dans plein de petites parcelles.

8h15 je suis à la table d’orientation et je m’arête bâcher, l’avant toit de mon béret verse dans mon cou, le chalet d’Orisson n’est plus bien loin.

Une heure plus tard, la pluie a cessé, j’ai débâché, c’est très agréable de marcher le matin ; des postes de tir a la palombe sont installés dans les pâturages, la route est large et les bas cotés aussi, ça permet de marcher sur le bord sans danger. Le paysage est un peu désolé, des pâturages, l’écobuage a fait son ouvrage, sont un peu roussi. En haut c’est dégagé, en bas la brume est épaisse.

 

9h30 un coup de vent un grain, je bâche, avec le vent ça devient hard. Je retrouve un sentier, par moment c’est la gadoue et glissant. La cape et le vent : pas génial, se couvrir, couvrir le sac marcher avec les bâtons, prendre le vent de face, se faire déshabiller quand il est de dos, en 2 heures j’ai appris la manœuvre.

11h30 j’arrive à la fontaine de Roland, avec Jacqueline et Didier, puis très vite à la borne frontière nous sommes en Navarre.

Dans la hêtraie je marche sur un matelas de 20 cm de feuilles, jamais connu ça. Je laisse sur ma gauche une stèle souvenir d’un brésilien.

Quelques plaques de neige sont encore présente sur le bord du chemin on n’est pourtant qu’à 1300m, il fait froid, il ne pleut plus.

Au loin apparaît une petite cabane, c’est le refuge d’Izandorre à mi-chemin de l’étape dans une zone ou parait il on se perd souvent si la brume tombe.

Midi ½ je suis à la borne du col de Lepoeder c'est-à-dire au plus haut de ma course, j’ai remis la capote, et je ne m’attarde pas j’attaque la descente pas le petit sentier qui semble bien raide, j’ai réduit ma vitesse et je descend à petits pas, finalement je préfère monter que ce type de descente.

Un couple de hêtre semble bien amoureux, d’autres bourgeonnent les feuilles sont d’un vert brillant, un petit a gardé ses feuilles, elles sont toutes blanches, la nature est bien belle.

D’autres randonnées se croisent avec le GR, en Espagne c’est jour ferié et la montagne est bien fréquentée.

14 h j’ai trouvé un hêtre accueillant, la souche est un peu en surplomb du chemin. Le soleil brille un peu, je tombe le sac et le pantalon de pluie et je casse la croute.

Pendant la demi heure de mon arrêt plein de gens sont passé devant mon bivouac des espagnols mais aussi des asiatiques, ce qui veut dire qu’étant partis de St Jean ils m’ont mis 1h1/2 dans la vue !!!

Les mayennais arrivent aussi, ils ont fait leur pose plus haut, on se dit au revoir, eux continuent jusqu'à Compostelle.

 

Je reprends ma route, ¼ d’heure plus tard le toit de la collégiale de Roncevaux m’apparaît...

Je passe le gué et me voila rendu a bon port. Je vais faire tamponner la crédentiale,  je visite un peu.

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C’est vendredi saint et férie en Espagne, Le taxi que je pensais prendre est plein, un autre me propose de me ramener à St Jean Pied de Port pour un tarif que je trouve prohibitif pour 1/4 d'heure de course …

 

Je fais du stop… et ça marche.

 

A 18 h Josée est à St Jean.

 

Voila, 4 jours intenses, 100km à pied, quelques rencontres, de belles images dans la tête, la retraite ça commence bien...