Pas de l’Osque, Pas d’Azuns

Pas de l’Osque, Pas d’Azuns
Pas de l’Osque, Pas d’Azuns

Belle randonnée par le massif karstique de La Pierre St Martin et les pins à crochets, quelques hautes marches, de superbes rencontres, il manquait le soleil, mais qu’importe.

Le 25 octobre 2012 ; depuis la station de ski de La Pierre St Martin; nuageux puis pluvieux ; 14° le matin, pas mieux l’après midi, visibilité correcte entre les gouttes.

Je me suis garé sur le parking au plus haut de la station, peu de voitures, peu d’activité à part les entreprises du bâtiment au travail avant la saison. 9h 50 je quitte le parking, traverse la station vers la droite pour récupérer le marquage GR 10. Je passe sous le téléski de l’Arlas, à coté de la cabane de Mahourat, sous le télésiège du Pescamou par un chemin large qui m’a tout l’air d’être une piste de ski.

En arrière la station est bien calme, un peu de vent se lève, je suis parti en teeshirt mais je n’ai pas froid. Le pic d’Anie montre sa pyramide derrière le mur de roches calcaires si caractéristiques.

10h20 je quitte le vallon de Pescamou pour continuer dans le sentier bien matérialisé du GR 10 entre les cairns et les marques rouges et blanches. Le sentier se faufile entre les rochers les failles et les gouffres, ces roches calcaires sont très découpées, le pic d’Arlas est derrière moi.

10h40 j’arrive dans une zone ou les pins à crochets s’agrippent comme ils le peuvent à la roche blanche, le ciel se couvre un peu plus, il commence à pluviner, mais la visibilité reste bonne. A 11h15 je m’arrête pour mettre mon coupe vent et couvrir mon sac. 11h 25 au détour d’un virage m’apparaît de rocher de l’Osque.

11h 40 je suis au pied du Pas de l’Osque, le passage est aménagé, un câble d’acier revêtu facilite le cheminement, ça aide parce que les marches sont hautes, mais aucun danger. Moins de 5 mn après je suis de l’autre coté, le rocher ressemble à une tour de gué sur un éperon rocheux, superbe. En face le mur des Tourelles montre ses dentelles.

La pluie n’a pas cessé mais elle n’est pas violente, je descends sud-est dans le fond du vallon vers le Pas d’Azuns puis j’attaque la montée.

Sur ma gauche ça bouge. Une harde d’isards descend des Tourelles s’arrête me regarde, reprend sa route vers le Soum Couy et disparait derrière une crête. Superbe apparition.

Midi ¼ je passe à coté du grand cairn marquant le Pas d’Azuns, je m’avance un peu, le pic de Countendé est dans la brume. Je fais demi-tour.

Dans la descente sur ma droite dans le bas de la crête des Tourelles un isard observe, moi aussi, il est patient il me laisse le temps de dégainer et pose dans la brume majestueux sur son rocher. Le temps de quelques photos il se retourne et disparaît derrière un rocher.

Je longe les falaises des Tourelles sous la pluie, le chemin est balisé par des cairns et je ne manque pas d’ajouter ma pierre à l’édifice, mon pied gauche flotte dans la chaussure, un lacet m’a lâché. Le sentier passe par un bois de hêtres flamboyant dans ses couleurs d’automne.et débouche dans un vallon herbeux. Un toit m’apparaît c’est la cabane de Camplong.

13h 30 La cabane de Camplong enfin un abri. La porte est basse et étroite, ça sent la fumée, c’est noir mais étanche. J’ai le pantalon trempé, le béret aussi mais le sac est sec et j’ai de quoi me changer. Je casse la croute et je m’habitue à l’obscurité, la cabane est toute petite avec des murs épais, le toit est couvert de bardeaux en bois, une cheminée, une poutre fait office de banc et de table, un plancher à mis hauteur sert de sommier. Spartiate mais efficace en cas de besoins. Quelques photos au flash me permettent de voir les détails. Une couverture attends son dormeur, un livre a été laissé là par un promeneur et son âne.

Je me rééquipe, relace ma chaussure pour reprendre ma route et me trouves nez à nez avec un autre randonneur qui vient profiter de l’abri pour consulter sa carte.

Un brin de causette au sujet de la météo et des champignons, et je reprends le sentier, l’autre marcheur ferme la cabane et disparait. Sur le chemin un cadavre d’une vache a été nettoyé par des vautours, il ne reste que les os et des fragments de peau. Le sentier se glisse entre les rochers les pins et les derniers crocus safran, je suis le marquage jaune, passe sous le téléski des Asters, longe les Bourrugues, les chalets montrent leurs toits.

Il est 15h 20, je suis à la voiture, le GPS me donne 4h 58 de marche.

La météo avait annoncé du soleil pour l’après midi, la pluie a un peu gâché la balade mais je suis content de l’avoir faite. Je reviendrai il y a d’autres randos à faire en partant de la station.


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